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Le cancer de la thyroïde est une pathologie qui reste encore peu connue du grand public, bien qu’il s’agisse du cancer endocrinien le plus fréquent. Grâce aux avancées de la médecine et à une meilleure sensibilisation, le pronostic de ce type de cancer est aujourd’hui excellent dans la majorité des cas. Cet article a pour objectif de vulgariser les connaissances médicales pour permettre à chacun de mieux comprendre cette maladie, ses symptômes, les populations à risque, les traitements disponibles et les stratégies de suivi pour prévenir les rechutes.
La thyroïde est une petite glande en forme de papillon située à la base du cou, juste en dessous de la pomme d’Adam. Elle joue un rôle essentiel dans la régulation du métabolisme en produisant des hormones : la thyroxine (T4) et la triiodothyronine (T3). Ces hormones influencent le rythme cardiaque, la température corporelle, la digestion et bien d’autres fonctions vitales.
Lorsque des cellules de la thyroïde se mettent à croître de façon incontrôlée, on parle de cancer thyroïdien. Contrairement à d’autres cancers, celui-ci évolue lentement dans la majorité des cas, ce qui permet un dépistage et une prise en charge souvent précoces.
Il existe plusieurs formes de cancers thyroïdiens, chacune avec ses particularités, son pronostic et son traitement :
L’un des aspects les plus déroutants du cancer de la thyroïde est son évolution souvent silencieuse. De nombreux patients ne présentent aucun symptôme notable, et le cancer est souvent découvert de manière fortuite lors d’un examen d’imagerie réalisé pour une autre raison.
Cependant, certains signes doivent alerter :
Ces symptômes ne sont pas spécifiques au cancer et peuvent correspondre à d’autres pathologies bénignes, mais leur persistance justifie une consultation médicale.
Le cancer de la thyroïde peut toucher tout le monde, mais certains facteurs augmentent le risque de développer cette maladie :
Le diagnostic du cancer de la thyroïde repose sur une série d’examens complémentaires. Tout commence généralement par la découverte d’un nodule, lors d’une palpation ou d’une échographie cervicale. L’échographie permet d’analyser la forme, la taille et les caractéristiques du nodule.
Lorsque l’aspect est suspect, le médecin procède à une cytoponction, c’est-à-dire un prélèvement de cellules à l’aide d’une fine aiguille, guidée par échographie. Ces cellules sont ensuite analysées au microscope pour rechercher la présence de cellules cancéreuses.
D’autres examens peuvent être réalisés pour compléter le bilan :
Le traitement du cancer de la thyroïde dépend du type histologique, de la taille de la tumeur, de son extension locale et de l’âge du patient. La stratégie thérapeutique est décidée en réunion de concertation pluridisciplinaire.
Le traitement de référence reste la thyroïdectomie, c’est-à-dire l’ablation partielle ou totale de la glande thyroïde. Elle permet d’éliminer la tumeur, et si nécessaire, les ganglions atteints.
Après la chirurgie, un traitement par iode radioactif peut être proposé pour détruire les cellules thyroïdiennes résiduelles. Ce traitement est particulièrement efficace dans les cancers papillaires et folliculaires.
Puisque la thyroïde a été retirée, les patients doivent prendre à vie un traitement de substitution hormonale (lévothyroxine) pour remplacer les hormones naturelles.
Ces traitements sont rarement utilisés, sauf dans les formes avancées ou agressives, comme les carcinomes anaplasiques.
Le suivi est une étape cruciale. Il permet de détecter précocement une éventuelle récidive, mais aussi d’ajuster les traitements hormonaux.
Ce suivi repose sur :
Les récidives sont rares, surtout si le traitement initial a été bien conduit. Pour limiter les risques, il est recommandé d’adopter une bonne hygiène de vie, d’éviter l’exposition aux radiations inutiles, et pour les formes héréditaires, d’effectuer un dépistage familial.