Le cancer de la langue appartient au groupe des cancers de la cavité buccale, qui font partie des cancers ORL. Il touche majoritairement les hommes et survient le plus souvent après 50 ans. Les facteurs de risque du cancer de la langue sont aujourd’hui bien identifiés avec notamment le tabac, la consommation d’alcool et l’existence de lésions précancéreuses de la muqueuse buccale. Sa prise en charge dépend notamment de sa localisation exacte. La langue mobile appartient à la cavité buccale, tandis que la base de la langue appartient à l’oropharynx.
Le cancer de la langue correspond à une tumeur maligne qui se développe à partir de la muqueuse linguale. Dans la grande majorité des cas (environ 90 à 95 %), il s’agit d’un carcinome épidermoïde.
Les tumeurs de la langue mobile concernent les deux tiers antérieurs de la langue. Souvent visibles à l’examen clinique, elles peuvent être diagnostiquées à un stade précoce.
Les tumeurs de la base de la langue, situées plus en arrière, sont généralement diagnostiquées plus tardivement en raison de symptômes initiaux peu visibles et d’une accessibilité plus limitée.
Le cancer de la langue touche plus fréquemment les hommes et survient le plus souvent après 50 ans. Il peut toutefois apparaître plus tôt, y compris chez des personnes ne présentant pas les principaux facteurs de risque.
Les facteurs de risque du cancer de la langue sont bien connus. L’association du tabac et de l’alcool constitue le facteur le plus déterminant avec un risque accru par rapport à la consommation de l’un ou l’autre seul.
Il y a aussi d’autres facteurs de risque :
Certaines maladies chroniques de la muqueuse buccale, notamment le lichen plan buccal, qui nécessitent une surveillance régulière.
| Indicateur | Valeur | Précision |
|---|---|---|
| Type histologique majoritaire | Environ 90 à 95 % des cas | Carcinome épidermoïde |
| Âge au diagnostic | Le plus souvent après 50 ans | Des formes plus précoces existent |
| Population la plus touchée | Majoritairement masculine | Les femmes peuvent également être concernées |
| Pronostic | Variable selon le stade | Généralement plus favorable lorsque la maladie est localisée |
Au stade précoce, les symptômes du cancer de la langue peuvent être légers ou absents. Lorsque la maladie évolue, plusieurs signes peuvent apparaître :
La persistance de ces signes doit motiver une consultation.
Le diagnostic du cancer de la langue repose sur un examen clinique minutieux de la cavité buccale et de l’oropharynx. Le praticien évalue l’aspect de la lésion, sa taille, sa profondeur, ainsi que la mobilité linguale et les aires ganglionnaires cervicales. La biopsie est indispensable pour confirmer le diagnostic et connaître le type histologique.
Un bilan d’extension peut être demandé pour déterminer le stade de la maladie avec :
Le traitement du cancer de la langue dépend de la localisation de la tumeur, de sa taille, de sa profondeur, de l’éventuelle atteinte des ganglions cervicaux et de la présence ou non de métastases. L’état général du patient et les conséquences prévisibles du traitement sur la parole et la déglutition sont également pris en compte. L’équipe du Centre HORG coordonne et adapte les protocoles de traitement.
La stratégie thérapeutique est définie au cours d’une réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) réunissant notamment chirurgiens ORL, oncologues médicaux, radiothérapeutes, radiologues et anatomopathologistes. Elle peut reposer sur la chirurgie, la radiothérapie, la chimiothérapie, une thérapie ciblée ou une immunothérapie. Plusieurs de ces traitements peuvent être associés.
La chirurgie constitue généralement le traitement principal des cancers localisés de la langue mobile. Elle consiste à retirer la tumeur avec une marge de tissu sain afin de limiter le risque de récidive locale. Selon la taille et la profondeur de la lésion, l’intervention peut aller d’une exérèse limitée à une glossectomie partielle, plus rarement plus étendue.
Un curage ganglionnaire cervical peut être réalisé dans le même temps afin de retirer et d’analyser les ganglions du cou susceptibles de contenir des cellules cancéreuses. Cette intervention peut être proposée même en l’absence de ganglion palpable lorsque le risque d’extension microscopique est jugé suffisamment important.
Après une chirurgie étendue, une reconstruction par lambeau peut être nécessaire pour restaurer au mieux le volume et la mobilité de la langue. Une rééducation orthophonique et un accompagnement nutritionnel contribuent ensuite à récupérer la parole, la mastication et la déglutition.
La radiothérapie peut être utilisée comme traitement principal, notamment pour certaines tumeurs de la base de la langue, ou après la chirurgie lorsque l’analyse de la pièce opératoire montre un risque accru de récidive. Elle peut alors être dirigée vers la zone tumorale initiale et les aires ganglionnaires cervicales.
Dans certaines situations à haut risque, notamment lorsque les marges d’exérèse sont atteintes ou qu’une extension tumorale au-delà d’un ganglion est identifiée, la radiothérapie postopératoire peut être associée à une chimiothérapie.
La radiothérapie externe est la technique la plus couramment utilisée. Une curiethérapie, qui consiste à placer temporairement une source radioactive au contact ou à proximité de la tumeur, peut être envisagée pour certaines petites tumeurs bien délimitées de la langue mobile. Elle ne convient toutefois pas à toutes les localisations.
La radiochimiothérapie associe une radiothérapie à une chimiothérapie administrée simultanément afin d’augmenter l’efficacité des rayons sur les cellules tumorales. Elle peut constituer le traitement principal de certaines formes localement avancées, notamment au niveau de la base de la langue, ou être proposée après la chirurgie en présence de facteurs pronostiques défavorables.
Le cisplatine est l’un des médicaments les plus fréquemment utilisés dans cette situation. Le choix du protocole dépend toutefois de l’état général du patient, de sa fonction rénale, de son audition et de ses autres problèmes de santé.
La chimiothérapie seule n’est généralement pas le traitement principal d’un cancer localisé de la langue. Elle est le plus souvent administrée en association avec la radiothérapie ou utilisée dans les formes récidivantes, non opérables ou métastatiques.
Dans certains cas sélectionnés, une chimiothérapie peut être proposée avant le traitement locorégional afin de réduire le volume de la tumeur. Cette stratégie n’est cependant pas systématique et son intérêt est évalué individuellement en réunion de concertation pluridisciplinaire.
Une thérapie ciblée dirigée contre le récepteur EGFR, comme le cetuximab, peut être associée à la radiothérapie lorsque la chimiothérapie par cisplatine ne peut pas être administrée. Elle peut également entrer dans certains protocoles destinés aux cancers récidivants ou métastatiques.
L’immunothérapie peut être proposée dans certaines formes avancées, récidivantes ou métastatiques. Elle vise à aider le système immunitaire à reconnaître et à combattre les cellules tumorales. Son indication dépend notamment des traitements déjà reçus, de l’état général du patient et de certaines caractéristiques biologiques de la tumeur.
La prise en charge ne se limite pas aux traitements anticancéreux. Un suivi nutritionnel peut être nécessaire en cas de difficultés pour s’alimenter ou avaler. Une rééducation avec un orthophoniste aide à préserver ou à récupérer la parole et la déglutition après la chirurgie ou la radiothérapie.
La douleur, la sécheresse buccale, les troubles du goût et les inflammations des muqueuses peuvent également faire l’objet de traitements adaptés. Un accompagnement au sevrage du tabac et de l’alcool est fortement recommandé, car leur poursuite augmente le risque de complications, de récidive et de second cancer ORL.
Avant une chirurgie ou une radiothérapie portant sur la cavité buccale, un bilan bucco-dentaire est indispensable. Les soins nécessaires sont réalisés avant le début du traitement afin de réduire les risques d’infection, de mauvaise cicatrisation et de complications osseuses. Une surveillance dentaire régulière et une hygiène buccale rigoureuse doivent ensuite être poursuivies pendant et après les traitements.
| Étape | Examen / Acte | Objectif |
|---|---|---|
| 1 | Examen clinique cavité buccale | Évaluer lésion, taille, profondeur |
| 2 | Évaluation mobilité linguale | Détecter une atteinte motrice |
| 3 | Palpation aires ganglionnaires | Rechercher des ganglions cervicaux |
| 4 | Biopsie de la lésion | Confirmer le diagnostic histologique |
| 5 | IRM cervico-faciale | Préciser l'extension locale |
| 6 | Scanner cervico-thoracique | Évaluer l'extension régionale |
| 7 | TEP-scan | Formes avancées / métastases |
| 8 | Panendoscopie voies aérodigestives | Selon les cas cliniques |
Le diagnostic du cancer de la langue repose sur un examen clinique de la cavité buccale, suivi d’une biopsie indispensable pour confirmer le type histologique. Un bilan d’extension est ensuite réalisé avec une IRM cervico-faciale, un scanner cervico-thoracique, une échographie cervicale et parfois un TEP-scan. Ces examens permettent de déterminer précisément le stade de la maladie.
Le pronostic dépend du stade au diagnostic. Lorsqu’il est détecté tôt, le taux de survie à 5 ans se situe autour de 70 à 80 %, en particulier pour les cancers de la langue mobile.
La prévention repose sur l’arrêt du tabac, la réduction de la consommation d’alcool, une bonne hygiène bucco-dentaire et la surveillance des lésions persistantes de la cavité buccale. Ces mesures permettent de réduire le risque, sans supprimer la possibilité de développer un cancer de la langue.
Le pronostic du cancer de la langue dépend principalement du stade au moment du diagnostic. Détecté tôt, le taux de survie à 5 ans atteint 70 à 80 %, notamment pour les cancers de la langue mobile. Les formes diagnostiquées tardivement, en particulier celles de la base de la langue, ont un pronostic moins favorable. Un dépistage précoce est donc essentiel.
Les séquelles peuvent concerner la parole, la déglutition, la salivation ou la mobilité de la langue. Leur importance dépend essentiellement de l’étendue de la tumeur et des traitements réalisés.
Une lésion persistante, une plaie qui ne cicatrise pas ou une plaque blanche ou rouge sur la langue. Une gêne à la déglutition ou une douleur de l’oreille peuvent par ailleurs apparaître.
Ce qu'il faut retenir Le diagnostic du cancer du péritoine repose sur trois examens d'imagerie…