Sélectionner une page
Cancer pris en charge

Traitement cancer du pancréas

Nous contacter

Une question, un doute, besoin d’un avis médical ? Contactez notre secrétariat médical

+33 1 84 00 84 00

Le cancer du pancréas étant une maladie particulièrement agressive, son traitement demande à l’être également.

Les trois thérapies habituellement sollicitées dans la prise en charge de tous les cancers sont donc de rigueur, à savoir la chirurgie, la chimiothérapie et la radiothérapie.

Lorsque le cancer ne peut bénéficier d’un traitement curatif, des thérapies palliatives sont toujours proposées pour diminuer les douleurs, maintenir la qualité de vie du patient le plus longtemps possible et ralentir l’évolution de la maladie.

La chirurgie oncologique du cancer du pancréas

La chirurgie oncologique est le traitement de première intention de toutes les tumeurs du pancréas opérables.

Dans le cas du cancer du pancréas, le diagnostic est souvent tardif, et la chirurgie n’adopte donc pas systématiquement une visée curative.

Lorsqu’elle est indiquée, l’intervention chirurgicale pratiquée est une résection tumorale, c’est-à-dire une ablation de la tumeur cancéreuse et d’une marge de tissus sains permettant de s’assurer que l’exérèse est bien complète.

Du fait de la nature particulièrement agressive du cancer du pancréas, les récidives sont fréquentes (environ 80 % des cas) même lorsqu’une résection chirurgicale complète a été réalisée.

4 situations oncologiques sont possibles en fonction de l’extension de la tumeur pancréatique :

N

Tumeur résécable

N

Tumeur dite « borderline » (non résécable d’emblée)

N

Tumeur non résécable non métastatique (qui ne relève pas d’un traitement chirurgical)

N

Tumeur métastatique

Un traitement chirurgical et/ou une chimiothérapie et/ou une radiothérapie peuvent être proposé en fonction de chacune de ces situations.

Chimiothérapie du cancer du pancréas

La chimiothérapie est un traitement systémique, administré par voie intraveineuse ou par voie orale, qui circule dans le sang du patient afin de détruire toutes les cellules cancéreuses présentes dans son organisme, même lorsqu’elles sont impossibles à localiser.

C’est un traitement de référence pour compléter la chirurgie et réduire les risques de récidive en éliminant des cellules cancéreuses qui n’auraient pas été ôtées durant l’opération.

La chimiothérapie peut également être administrée avant une chirurgie oncologique afin de réduire la taille des masses cancéreuses pour faciliter leur résection chirurgicale.

La chimiothérapie peut etre associée à la radiothérapie, ces deux traitements ayant tendance à renforcer leurs effets mutuels.

Radiothérapie du cancer du pancréas

La radiothérapie est fréquemment utilisée dans la prise en charge du cancer du pancréas, généralement quand la tumeur n’est pas résécable.

Son application fait toutefois l’objet de controverses, car elle ne semble pas augmenter la durée de vie moyenne des patients, bien qu’elle réduise le risque de récidive locale.

Elle consiste à irradier les lésions cancéreuses afin de détruire l’ADN des cellules cancéreuses. Les cellules cancéreuses ainsi endommagées ne peuvent plus se réparer ou se multiplier, et sont particulièrement vulnérables à la chimiothérapie.

La radiothérapie n’est pas un traitement aussi lourd que la chirurgie. Elle peut donc être administrée à un vaste profil de patients, y compris les plus fragiles et ceux souffrant de facteurs de comorbidité.

Par ailleurs, les avancées constantes en matière de radiothérapie, et notamment la démocratisation de la radiothérapie stéréotaxique, offrent désormais l’accès à des technologies plus précises et mieux ciblées, à la fois plus efficaces et moins lourdes.

Si la réduction du taux de mortalité des patients atteints de cancers du pancréas se joue surtout dans la précocité de sa prise en charge et dans la mise en place de protocoles de dépistage efficaces, l’amélioration des techniques de radiothérapie pourrait permettre d’offrir des traitements palliatifs performants aux patients inopérables.

L’importance des traitements palliatifs n’est pas à négliger, car le confort du patient en fin de vie demeure un aspect primordial de sa prise en charge, même lorsqu’une guérison n’est pas envisageable.

Le cancer du pancréas est une pathologie particulièrement agressive, dont le pronostic est particulièrement négatif et dont la mortalité ne cesse de croître en France.

Bien que tous ces éléments puissent s’avérer démoralisants, voire effrayants, il ne faut pas oublier que, en parallèle, la médecine oncologique ne cesse de progresser.

Que ce soit à travers l’élaboration de thérapies ciblées, plus efficaces et provoquant moins d’effets secondaires lourds, ou par les innovations de la radiothérapie stéréotaxique, la lutte contre le cancer s’ouvre sur des horizons prometteurs.

La démocratisation de l’information, qui permet à chacun de se renseigner sur les facteurs de risque du cancer du pancréas et les moyens de les éviter, a aussi un rôle significatif à jouer dans la prévention cette maladie grave.