Le cancer inflammatoire du sein généralités, diagnostic et traitements

Le cancer inflammatoire du sein : généralités, diagnostic et traitements

avril 11, 2023

Docteur Scher Nathaniel

Le cancer inflammatoire du sein est une forme rare de cancer du sein qui se traduit essentiellement par une inflammation du sein, ce dernier devenant rouge, enflé et sensible. C’est une forme agressive du cancer, d’évolution rapide, malheureusement souvent diagnostiqué à un stade avancé de son évolution.

Bien qu’il s’agisse d’une forme particulièrement préoccupante de cancer du sein, le cancer inflammatoire peut être traité, et le pronostic et prise en charge de chaque patiente varie en fonction de multiples paramètres.

 

Le cancer inflammatoire du sein, quelles sont ses particularités ?

Le cancer inflammatoire du sein est une maladie cancéreuse rare (entre 1% et 5 % de tous les cancers du sein), au cours de laquelle les cellules cancéreuses bloquent les vaisseaux lymphatiques de la peau du sein.

Le cancer inflammatoire du sein est caractérisé par une induration cutanée diffuse, d’aspect charnu, habituellement sans tumeur palpable sous-jacente.

Cancer inflammatoire du sein mammographie

La peau du sein devient alors rouge et enflée, et c’est cet aspect inflammatoire qui donne son nom à la maladie. L’incidence de ce cancer n’est pas homogène, et on le retrouve plus volontiers chez les femmes jeunes et d’origine africaine.

Particulièrement agressif, le cancer inflammatoire du sein provoque des symptômes rapidement après son apparition et a tendance à évoluer très vite, se propageant rapidement à d’autres organes du corps.

Son symptôme le plus souvent observé est une modification de la teinte de la peau qui devient rouge ou violacée, d’aspect enflammé. Le sein peut aussi enfler et/ou chauffer, occasionner des douleurs, brûlures ou démangeaisons, et la peau peut prendre un aspect capitonné ou s’épaissir. Une inversion du mamelon est parfois observée, ainsi qu’un gonflement des ganglions axillaires (sous l’aisselle).

Couramment confondu avec une mastite, affection du sein beaucoup plus commune dont les symptômes très semblables, le cancer inflammatoire du sein est souvent diagnostiqué tardivement, ce qui complexifie sa prise en charge et peut assombrir le pronostic des patientes.

Lire aussi notre article sur la maladie métastatique

 

Diagnostic du cancer inflammatoire du sein

Le diagnostic du cancer inflammatoire du sein est délicat, puisqu’il s’agit d’un cancer atypique, dont les symptômes ressemblent fortement à ceux de la mastite, une maladie bénigne beaucoup plus commune. Par ailleurs, le cancer inflammatoire du sein ne forme pas de tumeur palpable ou visible à l’aide des examens d’imagerie médicale (mammographie et échographie mammaire), outils de diagnostic clefs du cancer du sein sous sa forme la plus répandue (carcinome canalaire, voire lobulaire).

biopsie Cancer inflammatoire du sein

Le diagnostic repose plus volontiers sur l’observation des symptômes de la maladie, leur apparition et évolution rapide, ainsi que l’absence de réponse aux traitements contre la mastite. Lorsqu’un cancer inflammatoire est suspecté, une biopsie permet de prélever des cellules cancéreuses afin de les analyser en laboratoire pour déterminer la nature précise du cancer et élaborer le protocole traitement le mieux adapté au cas par cas.

 

Traitements du cancer du sein inflammatoire

Différents traitements peuvent être mobilisés lors de la prise en charge du cancer du sein inflammatoire. Chaque protocole peut varier en fonction du profil de chaque patiente, ainsi que du stade d’évolution de sa maladie et de caractéristiques propres aux cellules cancéreuses identifiées.

Le cancer inflammatoire du sein se caractérisant par sa propagation rapide et son diagnostic tardif, les traitements privilégiés sont souvent systémiques et radicaux.

Chimiothérapie du cancer du sein inflammatoire

La chimiothérapie est le traitement systémique de première intention. Elle consiste à administrer aux patientes des substances antitumorales qui agissent dans tout l’organisme, ce qui permet d’atteindre les cellules cancéreuses disséminées.

cancer du sein inflammatoire: les thérapies ciblées

Les thérapies ciblées ou l’immunothérapie peuvent être utilisées pour lutter contre le cancer inflammatoire du sein en complément de la chimiothérapie.

Cancer du sein inflammatoire: la chirurgie

Lorsqu’une chirurgie oncologique est indiquée, il s’agit le plus souvent d’une chirurgie radicale, à savoir l’ablation du sein tout entier, ainsi que des ganglions axillaires. Le recours à une intervention radicale plutôt que conservatrice permet d’ôter une plus grande marge tissus sains autour du site d’apparition primitif de la maladie, afin d’éliminer le maximum de cellules cancéreuses disséminées dans les tissus voisins.

L’objectif est de réduire les risques de récidive, à savoir l’apparition de nouveaux cancers se développant à partir de cellules cancéreuses résiduelles, ou de ralentir la propagation de la maladie.

Cancer du sein inflammatoire: la radiothérapie

Une radiothérapie peut être pratiquée en complément ou en remplacement d’une chirurgie oncologique pour réduire les risques de récidive, soulager les symptômes de la maladie ou ralentir l’évolution du cancer.

La découverte d’un cancer du sein peut être très anxiogène, car cette maladie est connue pour son pronostic délicat, avec un taux de survie nette à 5 ans d’environ 35 %. Toutefois, il est important de garder en tête que chaque cancer est différent, et que le pronostic de chaque patiente l’est donc également.

Par ailleurs, le pronostic général du cancer du sein, inflammatoire ou non, s’améliore au rythme des avancées constantes de la médecine oncologique, notamment avec l’avènement des thérapies ciblées et de l’immunothérapie.

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Rôle de l’imagerie médicale dans le diagnostic précoce du cancer du péritoine

Rôle de l’imagerie médicale dans le diagnostic précoce du cancer du péritoine

Ce qu’il faut retenir

Le diagnostic du cancer du péritoine repose sur trois examens d’imagerie complémentaires : le scanner abdomino-pelvien (examen de référence), l’IRM abdominale et le TEP-scanner corps entier. Le scanner détecte nodules et épaississements péritonéaux, l’IRM précise la nature des lésions grâce aux séquences de diffusion, et le TEP-scan identifie les zones d’hyperactivité métabolique invisibles au scanner. Les symptômes évocateurs incluent ascite, douleurs abdominales diffuses et amaigrissement inexpliqué. Le cancer du péritoine peut être primitif (mésothéliome, pseudomyxome) ou secondaire à un cancer digestif ou ovarien.

  • Le scanner abdomino-pelvien avec injection de produit de contraste est l’examen de première intention pour diagnostiquer un cancer du péritoine.
  • L’IRM est privilégiée pour détecter les petites lésions et distinguer infiltrations tumorales et phénomènes inflammatoires.
  • Le TEP-scanner (FDG) évalue la diffusion métabolique de la tumeur et repère les localisations secondaires invisibles au scanner.
  • Une ascite inexpliquée sans cause hépatique doit systématiquement faire suspecter une origine tumorale et justifie un bilan d’imagerie.
  • Les marqueurs tumoraux (CA 125, CEA, CA 19-9) orientent le diagnostic mais ne remplacent pas l’imagerie.
  • Certaines formes micronodulaires de carcinose péritonéale restent invisibles au scanner et nécessitent une IRM ou un TEP-scan pour être détectées.

Docteur Scher Nathaniel

Docteur Nathaniel SCHER est spécialisé en oncologie et radiothérapie, il est attaché de recherche au sein de l’institut HORG depuis 2017 ou il coordonne plusieurs projets de recherche clinique.