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La consommation de tabac réduit-elle l’efficacité de la radiothérapie chez le patient fumeur ?

juin 28, 2024

Docteur Ilan Darmon

L’arrêt du tabac doit être une priorité durant un traitement de radiothérapie. En effet, en plus de nuire aux capacités de cicatrisation et de guérison du patient, le tabagisme tend aussi à diminuer l’efficacité des traitements, et notamment de la radiothérapie.

Ainsi, la consommation de tabac est tant un facteur de risque d’apparition de maladies cancéreuses, qu’un facteur de pronostic négatif en cas de cancer diagnostiqué.

En amoindrissant l’efficacité du traitement et en fragilisant la santé du patient, le tabagisme réduit les chances de guérison durable ou totale.

Alors que, pour bien des patients, le sevrage tabagique semble être le dernier de leurs soucis au cours de leur prise en charge, c’est en réalité un axe essentiel de leur guérison, qui mérite de faire l’objet d’un accompagnement adapté.

Radiothérapie et tabac : un risque accru de récidive

Le tabagisme est également un facteur majeur de récidive du cancer, notamment du fait de son impact sur la réduction de l’efficacité du traitement. Un effet qui concerne la radiothérapie, mais également la chimiothérapie.

De fait, le tabagisme fait diminuer le niveau d’oxygène dans le sang qui est indispensable au bon fonctionnement de la radiothérapie.

Le tabagisme tend aussi à favoriser l’apparition d’effets secondaires de la radiothérapie, ce qui, en plus de nuire à la santé du patient parfois à long terme, peut nécessiter l’interruption du traitement ou la diminution des doses, amoindrissant ainsi l’action du traitement sur le cancer.

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Radiothérapie et tabagisme : effet secondaire et risque de complications

Le tabagisme est toujours associé à un risque accru de complications, que ce soit chez le patient suivant un traitement de radiothérapie, que chez celui recevant une chimiothérapie, ou même une chirurgie oncologique.

En effet, la consommation de tabac altère les capacités de guérison et de cicatrisation de l’organisme, notamment en diminuant l’oxygénation des tissus. On observe également davantage de complications liées aux anesthésies générales chez le patient fumeur.

Il est essentiel de souligner que les traitements anticancéreux reposent grandement sur la capacité de guérison de l’organisme.

En effet, leur mode d’action principal est de détruire les cellules d’une zone donnée (radiothérapie) ou d’un type donné (chimiothérapie) en partant du principe que les cellules saines parviendront à se réparer, tandis que les cellules cancéreuses mourront.

La destruction de cellules saines qui survient en cas de traitement de radiothérapie et/ou de chimiothérapie est à l’origine des effets secondaires indésirables ces traitements.

C’est ensuite la capacité de guérison de l’organisme qui permet à ces effets secondaires liés à la radiothérapie de régresser spontanément. Bien que certains de ces effets secondaires soient irréversibles, ils sont, de fait, plus courants chez le patient fumeur.

Radiothérapie : il n’est jamais trop tard pour arrêter de fumer

 

Radiothérapie et tabagisme

L’annonce d’un cancer peut être un grand bouleversement, et s’accompagner d’une certaine détresse psychologique, d’une grande anxiété, et des difficultés à se projeter dans l’avenir.

Le sevrage tabagique, à côté de ces préoccupations, peut sembler anecdotique, et la cigarette est même parfois perçue comme un réconfort, dont il semble particulièrement difficile de se passer dans cette situation.

Toutefois, il est essentiel de se concentrer sur son projet de vie et l’après-cancer. L’arrêt du tabac augmente les chances de guérison, tout en réduisant le risque d’effets secondaires potentiellement durables et invalidants.

L’arrêt du tabac est donc essentiel dans le cadre de la prise en charge du patient atteint d’un cancer, et ce peu importe son âge et la durée de son tabagisme.

On considère que les fumeurs ont plus de 80 % de chances supplémentaires de réussir à arrêter de fumer avec l’aide d’un professionnel. Il est donc essentiel de ne pas hésiter à évoquer ce projet avec votre équipe soignante afin qu’elle vous oriente vers une démarche adaptée à votre situation.

Un parcours de soin en santé intégrative pour un sevrage tabagisme est une approche innovante et aidante chez des patients motivés à arrêter. De plus, cette démarche peut également passer par la prise de substituts à la nicotine, en partie remboursée par l’Assurance-Maladie sur prescription médicale.

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Rôle de l’imagerie médicale dans le diagnostic précoce du cancer du péritoine

Rôle de l’imagerie médicale dans le diagnostic précoce du cancer du péritoine

Ce qu’il faut retenir

Le diagnostic du cancer du péritoine repose sur trois examens d’imagerie complémentaires : le scanner abdomino-pelvien (examen de référence), l’IRM abdominale et le TEP-scanner corps entier. Le scanner détecte nodules et épaississements péritonéaux, l’IRM précise la nature des lésions grâce aux séquences de diffusion, et le TEP-scan identifie les zones d’hyperactivité métabolique invisibles au scanner. Les symptômes évocateurs incluent ascite, douleurs abdominales diffuses et amaigrissement inexpliqué. Le cancer du péritoine peut être primitif (mésothéliome, pseudomyxome) ou secondaire à un cancer digestif ou ovarien.

  • Le scanner abdomino-pelvien avec injection de produit de contraste est l’examen de première intention pour diagnostiquer un cancer du péritoine.
  • L’IRM est privilégiée pour détecter les petites lésions et distinguer infiltrations tumorales et phénomènes inflammatoires.
  • Le TEP-scanner (FDG) évalue la diffusion métabolique de la tumeur et repère les localisations secondaires invisibles au scanner.
  • Une ascite inexpliquée sans cause hépatique doit systématiquement faire suspecter une origine tumorale et justifie un bilan d’imagerie.
  • Les marqueurs tumoraux (CA 125, CEA, CA 19-9) orientent le diagnostic mais ne remplacent pas l’imagerie.
  • Certaines formes micronodulaires de carcinose péritonéale restent invisibles au scanner et nécessitent une IRM ou un TEP-scan pour être détectées.

Docteur Ilan Darmon

Le Docteur Ilan Darmon fait partie de l'équipe médicale de l'Institut HORG qu’il a rejoint depuis 2018, après 3 années d’exercice à l'Institut Curie Paris comme Praticien Assistant Spécialiste des Centre de Lutte Contre le Cancer (CLCC).